Tout Chien numero 28

Le magazine Tout Chien Numéro 28

Édito du n°28 de Tout Chien

« On achève bien les chevaux » et… l’on dresse bien les chiens détecteurs du Covid-19 »

« On achève bien les chevaux » : drôle de titre, direz-vous pour votre magazine qui traite des chiens, et qui est tiré du titre du film américain réalisé par Sydney Pollack en 1969 et inspiré du roman du même nom de Horace McCoy.

Pourtant, malheureusement, nous ne pouvions pas évoquer ce triste fait divers qui fait l’actualité et qui n’aura certainement pas échappé à votre attention.

Nombreux sont les chiens qui aiment la compagnie des équidés. On pourrait citer bien entendu le Jack Russel terrier, mais il est bien loin d’être le seul. Et puis généralement, les amoureux de la gente canine sont sensibles au bien-être animal, et pas seulement à celui de leurs chiens. Donc il était normal d’en parler.

Depuis un an et demi, des chevaux, des juments mais aussi des poneys (ainsi que des veaux) sont retrouvés morts et souvent atrocement mutilés : oreilles coupées, museau tranché, organes sexuels sectionnés… voire vidés de leur sang !

Toutes les pistes ont été évoquées concernant celui ou ceux qui commettent ces actes. Du trafic d’organes au rite satanique en passant par un défi lancé sur Internet. Et si ce n’était pas l’œuvre d’un « détraqué » ?

En tout cas, il faut avoir une grande connaissance de l’anatomie des équidés a expliqué le Dr Thierry Bedossa, vétérinaire et président-fondateur d’Agir pour la Vie Animale (AVA) sur BFM TV. De plus, explique-t-il notamment, « on ignore encore si les équidés ont été mutilés avant ou après leur mort ». Mais « pour mutiler un cheval alors qu’il n’est pas tué, ou anesthésié, il faut énormément de force ». Selon lui et sous toute réserve, les connaissances nécessaires pour agir de la sorte se retrouvent  chez « les techniciens des laboratoires départementaux vétérinaires qui peuvent pratiquer des autopsies, les vétérinaires, les agents dans les abattoirs, ou encore les bouchers ».

Le cheval est le troisième animal préféré des Français après le chat et le chien, indique pour sa part dans le quotidien l’Yonne Républicaine Laurent Bègue, professeur de psychologie sociale à Grenoble, et qui vient de mener une étude sur les actes de cruauté envers les animaux . « Il a une relation historique avec l’homme. Pour qui voudrait choquer la population, c’est un choix particulièrement judicieux », analyse-t-il.

 « Toutes les pistes sont envisagées », a confié en juin dernier au quotidien Le Parisien Bruno Wallart, commandant de la compagnie de gendarmerie de Riom (Puy-de-Dôme). Julien Denormandie, ministre de l’Agriculture, a par ailleurs assuré « la mobilisation de tous les services pour que justice passe ».

Les investigations avancent depuis que le président d’un refuge pour animaux situé dans l’Yonne a vu deux hommes agressant deux poney. Blessé à coup de serpette au bras par l’un d’entre eux, il a pu voir son agresseur, ce qui a permis de dresser un portrait-robot diffusé par la Gendarmerie de l’Yonne dans de nombreux médias. Affaire à suivre…

L’autre actualité du moment, vous vous en doutez bien, c’est le Covid-19. Au point d’en être saturé. Mais il est à craindre que nous n’ayons certainement pas encore fini d’en entendre parler.

Toujours est-il, et il n’est pas inutile de le redire : rien ne prouve à que les animaux participent à la propagation de la pandémie de ce coronavirus dans la population humaine. L’Académie nationale de médecine et l’Académie vétérinaire de France l’ont rappelé, indiquant tout de même que la contamination de l’Homme vers l’animal par le SARS-CoV-2 a été décrite à plusieurs reprises. Les deux Académies ont entre autres réitéré parmi les mesures de précaution à prendre : « Éviter tout contact entre les personnes infectées par le SARS-CoV-2, ou suspectes de l’être, avec leurs animaux de compagnie, notamment s’il s’agit de furet ou de chat, et d’observer les mêmes mesures barrières que pour prévenir la contamination de leur entourage (lavage des mains, masques…). »

Enfin, des résultats qualifiés de prometteurs ont été tirés de plusieurs études menées sur les chiens renifleurs formés pour détecter le virus. L’Académie nationale de médecine et l’Académie vétérinaire ont pris position sur ces tests olfactifs reconnaissant les avancées, mais préconisant davantage d’études.

Bonne rentrée, bel automne et… prenez soin de vous et de vos compagnons.

Claude Pacheteau

Sommaire Tout Chien ! N° 28

OCTOBRE – NOVEMBRE 2020

 La photo du mois

Voilà l’automne… 8 & 9

Faites-vous plaisir et faites plaisir : visitez notre boutique 10 & 11


Actus 12 & 13

Dossier

Devenir Agent de sécurité cynophile 14 & 15

Le Monde des associations 18 à 27

Pleins Feux

Bouledogue français : un brachycéphale sous surveillance

Petit par la taille mais costaud et typé, il a trouvé un public fidèle qui ne s’arrête pas aux caractéristiques physiques atypiques du chien mais fond sous ses qualités de cœur. La race vit néanmoins une étape clé de son existence avec la levée de boucliers contre l’hypertype, comme pour tous les brachycéphales dont il fait partie. 28 & 29 

Santé

Parasites externes : toujours d’actualité à la rentrée. 30 & 31

Alimentation

Prendre soin de ses dents avec la nourriture. 32 à 34 

Comportement

Mieux comprendre les aboiements de votre compagnon. 35 à 37

Éducation

Jouer avec votre chien… pour son plaisir et le vôtre 38 à 40

Pratique

Attestation d’aptitude, permis de détention pour chiens catégorisés… le nécessaire rappel 45 à 47

 RACE A DÉCOUVRIR

Le Lévrier Afghan  (voir l’extrait) 48 à 54

 UNE RACE A LA UNE

Le Dalmatien 55 à 63

 CAHIER SPÉCIAL TRAVAIL

 Nouveau !

Quels sports et activités avec… mon Rottweiler 64 à 69

 HISTOIRE

Quelques notions d’éthologie canine… 70 à 72

 RENCONTRE

La réalisation du rêve d’un passionné 73

Les meilleures adresses pour trouver le chien de vos rêves !

En Poster…

Le Dalmatien, le Bouledogue Français, le Lévrier Afghan  (photos : DR)

En couverture du « cahier travail » : le ROTTWEILER

Photo : Les Rotts de la Baronnie

Photos de couverture :  DR & Les Rotts de la Baronnie

Couverture Cahier « Travail » : Antonio Ruiz