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Race de chien à la une: Le Beauceron

Extrait du magazine Tout Chien (voir le sommaire du Numéro 27)

Beauceron : bien sous tous rapports !

Fleuron de notre patrimoine cynophile, le beauceron est un chien de berger discret, aux effectifs remarquablement stables. Il séduit par son physique harmonieux et sa polyvalence en termes d’utilisation et d’activités sportives. Bien sous tous rapports, il est également relativement épargné par des problèmes de santé héréditaires.

Le beauceron fait partie de nos races nationales (pas si nombreuses quand on sort des groupes cynégétiques) et, s’il est connu et aimé du public, il n’a jamais suscité un engouement à l’image de celui provoqué par le berger belge ou le berger australien. Heureusement pour lui, « le beauceron n’est pas un chien de mode », comme le constate Danièle Renaux, présidente du Club des amis du beauceron.

Tels les blockbusters du moment

Ce chien est pourtant, comme les blockbusters du moment, un chien de berger, membre du premier groupe de la FCI, qui porte d’ailleurs aussi le nom moins utilisé de berger de Beauce ou de bas-rouge en référence à son patron de couleur si typique.

Il est présent sur notre territoire depuis fort longtemps et serait issu du chien des tourbières (Canis familiaris palustris), dont les traces se perdent dans certaines villes du Jura.

Cité dans des ouvrages de naturalistes du XVIIIe siècle, le beauceron ne serait véritablement identifié qu’en 1863, date de la première exposition canine organisée à Paris. 13 chiens de berger de type lupoïde, à oreilles droites et au pelage noir et fauve, y furent alors présentés.

Cette première apparition officielle fit forte impression et ce succès fut conforté par la victoire, en 1884, d’un beauceron nommé Moustache à l’exposition canine de Paris. Dès 1889, un vétérinaire, Paul Mégnin, différencia clairement le berger de Brie du beauceron, ce nom ne lui étant attribué qu’en 1898. Modifié cinq fois en cent ans, le standard de la race fut définitivement fixé en 1965 et applicable depuis 1972, le délai intermédiaire permettant aux éleveurs d’adapter leur production au nouveau standard. Il a fait l’objet d’une révision en 2006.

Sa sélection débute dès 1896

Le premier beauceron fut inscrit au LOF (Livre des Origines Français) en 1893 mais à époque, il ne ressemblait guère au chien actuel : son museau était plus fin, son poil ras, ses oreilles droites et écourtées… Ses taches fauves au-dessus des yeux, au-dessous de la mâchoire, devant les épaules et aux extrémités des pattes lui valurent le nom de « bas-rouge ». Sa sélection ne commença véritablement qu’en 1896.

Sa vocation originelle de chien de troupeau, destiné à protéger les brebis contre les loups, a été cultivée très tôt et exacerbée au cours du temps. La sélection s’est faite dans le but d’obtenir des chiens de berger parfaits, à savoir : sans mordant, pour ne pas abîmer le bétail ; lestes, pour plus de mobilité autour du troupeau et avec des couleurs prononcées pour bien se distinguer des bêtes gardées.

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Beauceron

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