Race de chien : Jack Russel

Extrait du magazine Tout Chien (voir le sommaire du Numéro 5)

Jack Russell terrier : il a toujours la cote !

Très à la mode dans la première décennie du XXIe siècle, le Jack Russell terrier reste toujours bien présent dans le paysage cynophile français même s’il a cédé un peu de terrain à d’autres races de compagnie. Chien de chasse à l’origine, c’est en effet dans le domaine de la compagnie qu’il est le plus apprécié aujourd’hui. Ses qualités de cœur et sa joie de vivre n’y sont pas pour rien !

Troisième terrier préféré des Français derrière les deux terriers de type bull, american Staffordshire terrier et bull terrier du Staffordshire, le Jack Russell terrier s’est fait une place assez vite dans le paysage cynophile français malgré une reconnaissance plutôt tardive (1990).

Les premiers Jack référencés au LOF (Livre des Origines Français) l’ont été en 1991. On ne comptait à cette date que 25 inscriptions provisoires.

Un an plus tard, elles étaient déjà 143 puis 448 en 1996, 1161 en 2000 et l’an dernier on enregistrait 2 867 inscriptions provisoires au Lof. Ce chiffre a un peu baissé, comparé aux années précédentes (3876 inscriptions en 2012 par exemple). Malgré tout, le Jack reste un des chiens de compagnie les plus appréciés.

Il tire son origine de l’Angleterre du début du XIXe siècle. Le promoteur de la race est alors le révérend John (dont le diminutif est Jack) Russell, né en 1795 dans le Devon.

Cavalier émérite !

Cavalier émérite et grand chasseur, il se passionna pour l’élevage et la sélection de terriers et s’efforça, sa vie durant, de développer une souche de chiens de ce type capable de répondre à ce dont il avait besoin, à savoir un chien qui puisse courir avec les foxhounds et aller sous terre pour déloger le renard de son terrier ou d’autres animaux de chasse de leur tanière. Il y parvint en procédant à plusieurs croisements entre diverses races de terriers d’utilité à la robe blanche ou panachée. Son premier chien, un fox terrier acheté en 1819, la célèbre Trump, est censé être à l’origine de la race.

Façonné pour la chasse au renard

Tout le physique du chien a été pensé dans l’esprit de la chasse au renard : un corps compact, un petit poitrail, une grande flexibilité lui permettant de se mouvoir sous terre. Partout où le renard pouvait aller, ce terrier devait pouvoir le suivre.

Et pendant plus de 100 ans, le chien a survécu grâce à ses capacités de travail, sans subir de grandes modifications. John Russell ne s’attacha pas fondamentalement à l’aspect extérieur du chien, se fixant en priorité sur ses capacités cynégétiques.

Deux variétés ont évolué avec des standards fondamentalement similaires, excepté des différences de taille et de proportions. Le plus grand et aussi le plus carré est dénommé Parson Russell terrier et le plus petit, au corps plus long, est appelé Jack Russell terrier.

Les croisements avec divers terriers se sont poursuivis jusqu’il y a peu, le Kennel club britannique n’ayant reconnu la race qu’en 1990 et ayant, dès lors, publié un standard officiel sous le nom Parson Jack Russell terrier. En 1991, la FCI acceptait à son tour de reconnaître le chien de façon provisoire avant de le reconnaître définitivement en 2003.

Elle distingue les deux variétés comme deux races différentes : Parson Russell terrier et Jack Russell terrier. Le standard du Parson est géré par la Grande-Bretagne tandis que celui du Jack est géré par l’Australie. Tous deux ont été publiés en juin 2001.

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