Berger australien

Race de chien : Berger australien

Extrait du magazine Tout Chien (voir le sommaire du Numéro 3)

Berger australien : le travail avant tout

Chien de travail sur troupeaux avant tout, le berger australien a su s’éloigner de son domaine de compétence pour séduire un public beaucoup plus large. Les quelque 9 000 naissances de chiots inscrits au LOF (Livre des origines français) l’an dernier en témoignent ! Pour autant, il est et reste un chien de berger qu’il faudra occuper intellectuellement et physiquement pour son épanouissement et celui de ses maîtres. Ce qui tombe plutôt bien puisqu’il est doué pour presque toutes les disciplines sportives ! Rencontre avec ce chien dynamique et affectueux devenu en quelques années un des plus sérieux outsiders du berger allemand dans le cœur des Français.

A peine 250 naissances à la fin des années 1990 et 9 035 l’an dernier : qui dit mieux ? En une vingtaine d’années, le berger australien est entré dans le club très fermé des « plus de 9 000 inscriptions provisoires au LOF, Livre des origines français ». Il y côtoie le berger allemand, le golden retriever ou encore l’American Staffordshire terrier. Pas mal pour un chien qui n’a été reconnu par la Fédération cynologique internationale (FCI) qu’en 1996 !

Un succès bien mérité

Son esthétisme flatteur et son caractère en or n’y sont pas étrangers et ce succès fulgurant est bien mérité.

L’origine du berger australien, surnommé amicalement « aussie » par ses aficionados, est assez floue, même s’il est certain que la race s’est développée aux Etats-Unis.

Son appellation entretient la confusion sur son origine réelle qui n’est, à la différence de ses cousins le kelpie et l’australian cattle dog, pas l’Australie.

Il est en effet originaire d’Europe et plus précisément du pays basque tant français qu’espagnol, région dans laquelle les chiens de berger qui mènent les brebis étaient nombreux.

Lorsque les bergers basques migrèrent vers l’Australie, à la fin du 19e siècle, ils emmenèrent avec eux leurs chiens de troupeau. Sur ce territoire immense, il est probable que la race se soit développée au hasard de croisements avec le dingo, chien sauvage, et le colley qui a accompagné les Anglais.

Le chien ainsi créé vécut ensuite une nouvelle transhumance, suivant ses maîtres sur le continent américain, et plus précisément en Californie, à l’occasion de la ruée vers l’or, en 1900.

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