le coup de chaleur du chien

Santé du chien : Le coup de chaleur

Extrait du magazine Tout Chien (voir le sommaire du Numéro 2)

Le coup de chaleur : une  urgence vétérinaire que l’on peut éviter !

Dès que le thermomètre monte, cela n’est pas de tout repos pour les chiens, victimes de dangers spécifiques. L’un des plus graves est sans doute le coup de chaleur. Celui-ci survient plus rapidement et plus fréquemment qu’on pourrait le croire. La prévention est pourtant facile à mettre en œuvre.

Défini comme une hyperthermie sévère (température corporelle supérieure à 40,5° C) qui s’installe en raison de conditions environnementales particulières ou lorsque la chaleur produite par le métabolisme ne peut plus être évacuée correctement, le coup de chaleur constitue une urgence vétérinaire.

Le chien, plus que le chat qui supporte mieux la chaleur, est une victime fréquente de ce syndrome métabolique en raison de son système de thermorégulation relativement peu efficace comparé à d’autres espèces.

Le chien ne transpire pas comme nous !

Le chien n’a en effet pas la possibilité de transpirer par la peau et, de ce fait, ses possibilités de thermorégulation sont réduites.

Le coup de chaleur survient lorsque les mécanismes de thermorégulation du chien sont saturés.

C’est le cas lorsque la température extérieure est très élevée, après un effort physique violent ou prolongé sous la chaleur et même dans des circonstances moins extrêmes pour certains chiens (lire encadré).

L’hyperthermie qui s’installe peut entraîner des lésions cellulaires graves et irréversibles (destruction de membranes cellulaires, dénaturation d’enzymes…) et conduire à l’apparition d’un état de choc qui peut aller jusqu’à la mort (rapide !) de l’animal.

La température normale d’un chien varie entre 37,8 et 39,2° C. Pour la maintenir, le chien dispose de plusieurs mécanismes dits de thermorégulation : augmentation de la fréquence respiratoire qui permet d’accroître l’évaporation d’eau au niveau des voies respiratoires et, dans une bien moindre mesure, évaporation d’eau par les glandes sudoripares situées au niveau des coussinets ; vasodilatation périphérique (évacuation de chaleur par conduction et convection) ; changements posturaux (le chien recherche les surfaces fraîches pour perdre de la chaleur par conduction).

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