Cane corso

Race de chien : Cane corso

Extrait du magazine Tout Chien (voir le sommaire du Numéro 17)

Cane corso : un molosse qui a la cote

Depuis plus de 5 ans, le cane corso a pris la tête du groupe 2, celui qui intègre les molossoïdes. Avec plus de 5 000 naissances par an, il est devenu un chien à la mode avec tous les travers que peut comporter cette expression. Pour les éviter, se rapprocher d’éleveurs sérieux et bien s’informer sur le chien sont des préalables indispensables. Bon gardien et chien de famille, le cane corso mérite cette considération.

Avec 5 267 naissances l’an dernier, le cane corso ou chien de cour italien est toujours en tête du groupe II de la Fédération cynologique internationale, le groupe, entre autres, des molossoïdes, une position qu’il occupe depuis plus de 5 ans.

En vingt ans à peine, les premières inscriptions au LOF (Livre des Origines Français) de la race datant de l’année 1997 (31 naissances à l’époque), soit un an après sa reconnaissance officielle par la FCI, le cane corso s’est taillé une place de choix dans le paysage cynophile français et ne semble pas prêt de la perdre.

Géré en France par le Club des Amateurs de Molosses Ibériques et Latino-américains (Camila) dès 1996, le succès rencontré par le chien est tel qu’il a très vite droit à son propre club de race, l’Association française du cane corso, créée en 2004 par le président du Camila, Pierre Bocher.

Dire que le cane corso a fait l’objet d’un phénomène de mode est un euphémisme. En 2000, on enregistrait déjà 537 naissances, 2 180 en 2008, 4 048 en 2013 et plus de 5 000 chaque année depuis 2016.

La France se paye même le luxe de compter plus de naissances que le pays d’origine de la race, l’Italie.

Le cane corso: Une popularité internationale

Car malgré son nom, le cane corso n’est pas une fierté française mais bien un latin, issu des anciens molosses romains (lire encadré).

Mais sa popularité est aujourd’hui internationale. Outre en Italie et en France, on rencontre également beaucoup de cane corso en Russie.

Le succès de cette race est compréhensible au vu de ses qualités physiques et comportementales.

Son look de molosse élégant, plus fin qu’un mâtin de Naples mais massif et costaud malgré tout, séduit le public.

Andréa Fournier, éleveuse depuis 2013 sous l’affixe d’Ailentari, s’inquiète quelque peu de cette popularité croissante qui va de pair avec la multiplication d’éleveurs pas toujours bien informés sur le chien. « Le cane corso est un chien imposant et il faut un minimum de connaissances cynophiles pour l’élever correctement et surtout le placer chez un public averti », explique-t-elle.

Les amateurs du cane sont, de son expérience, des particuliers qui vivent en famille et cherchent un chien de compagnie et de garde. « Je ne place mes chiens que dans des foyers qui vont l’intégrer au cercle familial et je vérifie que les futurs propriétaires connaissent un minimum les chiens », ajoute-t-elle.

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