Amstaff

Race de chien : Amstaff

Extrait du magazine Tout Chien (voir le sommaire du Numéro 1)

Amstaff : le retour en grâce

Avec 9 163 naissances en 2015, l’American Staffordshire terrier, amstaff pour les intimes, compte parmi les chiens préférés des Français. Il arrive désormais en 4e position, derrière l’indétrônable berger allemand, les bergers belges et le golden retriever. En 2014, il avait déjà damé le pion au Labrador ! Une revanche… Et une véritable résurrection pour une race que l’on disait finie après la parution de la loi sur les « chiens dangereux » de janvier 1999 qui ne l’épargne toujours pas. Mais cette législation draconienne et injuste n’a pas freiné son ascension. Bien au contraire. Toutefois, les amateurs « historiques » de ce chien s’inquiètent de cet engouement démesuré et de ses effets pervers sur la sélection et la qualité de la race. Au point quel l’on se demande aujourd’hui si la disgrâce n’était pas tout compte fait une situation plus enviable pour l’amstaff…

Qu’on se le dise : «Il n’y a pas meilleur chien que l’American Staffordshire terrier ».

C’est certes le président de son club de race, Emmanuel Tasse, qui le dit. Mais, au vu des 9 163 naissances l’an dernier, en 2015, on peut se dire que cet avis est partagé !

L’effectif de la race en France ne cesse de croître depuis. Cherchons l’erreur : la « fameuse » loi du 6 janvier 1999 sur les « chiens dangereux », qui a jeté l’opprobre sur quelques races de chiens, dont l’amstaff, surnom pratique et usité…. jeter l’opprobre ou mis en lumière ? Là est la véritable question.

Pour Emmanuel Tasse, président et fondateur du club français de l’American Staffordshire terrier (FAST), ce succès est un effet secondaire et pervers d’une législation mal faite.

« En 1998, on enregistrait moins de 1 000 naissances de chiot amstaff par an. Après la parution de la loi, le nombre de naissances n’a jamais cessé de croître. A part un léger tassement en 2007-2008, quand la législation s’est encore durcie. Mais c’est cette loi et le bouche-à-oreille qui ont forgé la réputation de l’amstaff et fait décoller les naissances », insiste-t-il.

Ainsi, en 2 000, on comptait déjà 2 723 naissances. Puis 5 308 en 2004, 5 501 en 2010 et 8 575 en 2014.

Un succès à trouble tranchant

Ce succès est à double tranchant : les phénomènes de mode et la production de masse n’étant jamais bon, on le sait, pour une race…

70 % de la production est ainsi le fait de particuliers qui font reproduire leurs chiens sans travail de sélection, tests génétiques de dépistage ou effort de socialisation. Tandis que l’on compte à peine une trentaine d’éleveurs professionnels référencés. Insuffisant pour répondre à la demande.

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